Didier Reynaud
Je suis né en 1987 près de Saint-Étienne et je vis aujourd’hui à Bruxelles. Nourri par l’épopée des Verts de 1976, mon parcours m’a conduit du journalisme à la photographie, de la prospective à l’écriture et à la transmission.
Formé au CFPJ en journalisme et au CNAM en prospective, je développe un travail autour de l’anticipation, des nouveaux récits et des imaginaires positifs. J’ai écrit Le Premier Martien et je prépare aujourd’hui un recueil de textes uchroniques et solarpunk.
Engagé pour les Droits Humains et l’écologie, je suis membre des Shifters Belgium, où j’ai cofondé le groupe Imaginaires +, et je participe depuis trois ans au festival Projection Transition. Je suis également impliqué au sein de Brussels Gay Sports et participe au collectif Rouge Direct. Sur mon temps libre, en plus de lire, d'écrire et de faire de la photo, je cours, je fais du Futsal, du vélo et de la musculation.
Le Photographe
Depuis mon voyage à New York puis l’acquisition d’un reflex avant de partir au Pérou en 2012, j’ai découvert la photographie grâce à un Nikon D5100 puis désormais d’un Fuji X-T3. Auteur de plusieurs expositions dont une consacrée au mariage pour tous et une majeure sur le commerce équitable qui a voyagé en France, Belgique et UK. Formé au CFPJ, à l’IPAD, aux ateliers des beaux arts de la ville de Paris.
Journaliste & Auteur
Formé au CFPJ, et ayant été journaliste pendant plusieurs années au sein d’un média associatif, créateur aussi de ma pause café.net, j’ai depuis toujours eu envie d’écrire et de raconter ce que je voyais. À mon actif la publication de plusieurs rapports et articles, récemment j’ai aussi publié ma première nouvelle uchronique et solarpunk.
Récits Solarpunk
Exploration des avenirs souhaitables à travers l’écriture de fictions positives et constructives, croisant technologie solaire, résilience des territoires et uchronies en écho à notre nouvelle Un siècle sur le toit de l’Europe.
Sport & Inclusion
Engagement militant actif au cœur de l’association Brussels Gay Sports (BGS) et du collectif Rouge Direct pour la déconstruction des préjugés et la lutte contre l’homophobie dans le sport.
L’Entrepreneur
Fondateur de la structure Conseil Équitable. Gestion, pilotage et déploiement d’ingénierie sociale stratégique pour les acteurs de l’économie solidaire et les ONG européennes.
L’Enseignant
Interventions de multiples manières depuis toujours dans des lycées, universités, écoles et institutions prestigieuses. Concepteur et coordinateur du programme innovant européen Young Fair Trade Advocates.
Formations
Engagements associatifs
Mes racines
J’ai grandi à cheval entre deux mondes : la région stéphanoise et l’Auvergne. Entre ville ouvrière et campagne. Entre exploits sportifs et déclin industriel.
« On n’est pas d’un pays, mais on est d’une ville. »Bernard Lavilliers - chanson “Saint-Étienne"
J’ai grandi dans la région stéphanoise, comme à peu près tous les habitants de ce coin à football. J’ai vu le jour à l’ombre de l’épopée des Verts, le grand club local qui, un jour, à la quasi surprise générale, est allé en finale de la plus grande coupe d’Europe.
C’était en 1976, je n’étais même pas encore né. Ils ont perdu, et pourtant, ils ont défilé sur les Champs-Élysées. Les supporters scandaient « on a gagné, on a gagné ». Avec eux naissait ainsi l’expression des perdants magnifiques.
Une terre d’innovation et de créativité
Les Stéphanois et les habitants originaires de cette région partagent aussi d’autres valeurs : ils sont parfois trop fiers, mais ils sont surtout souvent drôles. Surtout, ils sont créatifs.
Les Ligériens sont à l’origine de nombreuses innovations dont certaines perdurent encore aujourd’hui : la première byclette française, la turbine hydraulique, le premier métier à coudre le ruban mécanique. On y revendique aussi la mise au point du baby-foot (forcément une terre de football !), la boule de pétanque moderne, le petit chocolat accompagnant le café, la livraison à domicile, les premiers catalogues de vente par correspondance. C'est ici, dans ce bassin industriel et agricole, entre histoire populaire, monde ouvrier, industrie, football, gastronomie et entrepreneuriat, que j’ai grandi. Au milieu de grands noms d'entreprises mondiales : Desjoyaux, Samse, Casino évidemment, Manufrance, Thales, Weiss, Obut, Badoit et tant d'autres. C'est aussi ici que la première ligne de chemin de fer du continent européen a été inauguré : pas étonnant que je passe donc ma vie dans le train !
Ne jamais rien lâcher
Ce sont ces valeurs qui m’ont été apprises, que j’ai tenté de m’approprier du mieux que possible, comme autant de racines qui me nourrissent chaque jour.
Face à l’adversité de la vie parfois, je crois que c’est la résilience et l’espoir, symbolisés par cette couleur verte, qui m’ont fait ne jamais abandonner et continuer de croire en mes rêves.
Cette envie d’y croire jusqu’à la dernière minute me vient résolument des matchs. Peu importe ce qu’on fait, c’est bien le chemin qui compte.
Quelques projets marquants
Un autre regard sur le commerce équitable
Une grande exposition photographique militante intitulée « Un autre regard sur le commerce équitable ». Un récit visuel international engagé qui a circulé en France, en Belgique et au Royaume-Uni.
Projet Rhum Oui à l'Égalité
Conception et lancement d'un produit engagé et solidaire en partenariat avec Éthiquable en 2013. Une initiative forte mêlant commerce équitable et soutien militant pour l'égalité des droits. Dix ans plus tard ce projet a donné lieu à l'exposition "Mémoires de luttes" à retrouver sur la page photographie.
Un siècle sur le toit de l'Europe
Publication de notre nouvelle uchronique, sportive et solarpunk. Une grande fresque littéraire prospective sur le sport dont le point de départ est la finale de la coupe d'Europe 1976. Le récit se déroule en 2076 à Saint-Étienne, une ville devenue un laboratoire écologique et coopératif. Un texte hommage à la région stéphanoise dont je suis originaire. stéphanoise.
Parcours & Engagements
Une vie fondée sur trois passions
À l'été 2026, je fonde Quai Solaris et publie ma première nouvelle, Un siècle sur le toit de l'Europe, un récit uchronique et solarpunk imaginant ce qui aurait pu se passer si l'AS Saint-Étienne avait remporté la Coupe d'Europe en 1976.
L'histoire se déroule en 2076, cinquante ans dans le futur. En parallèle, je reprends l'écriture de mon roman Le Premier Martien et poursuis un recueil de nouvelles uchroniques et de science-fiction positive.
Le 25 août, ma nouvelle fait la Une du Progrès et rejoint la boutique des Verts, le musée du club et plusieurs lieux à Saint-Étienne, mais aussi à Bruxelles, où je vis. Une nouvelle étape s'ouvre autour de trois fils conducteurs : photographie, écriture et transmission.
Habitat et Humanisme Belgique
De février 2025 à août 2026, je suis chargé de communication au sein d'Habitat et Humanisme Belgique. Communication web et print, animation du réseau, nouvelle stratégie éditoriale et réalisation des documents annuels rythment cette expérience.
Je travaille quotidiennement avec InDesign, Photoshop et WordPress et développe une approche de la communication comme outil de transformation et de construction de nouveaux récits.
Je fais également venir à Bruxelles le fondateur français Bernard Devert.
Les nouveaux récits peuvent changer le monde
J'organise en janvier une conférence consacrée aux nouveaux récits à La Tricoterie à Bruxelles. En parallèle, j'enseigne de plus en plus au sein du groupe ESG à Paris : business plan responsables, institutions publiques, stratégie d'influence et prospective.
Je fonde également le groupe Imaginaires+ au sein des Shifters Belgium, avec l'envie de travailler sur les récits capables de rendre les futurs désirables et les transformations concrètes.
Lors de l'été 2025, j'expose un travail personnel au Studio 84, après avoir exposé de nouveau des photos sur le commerce équitable à Ozfair et à Oxfam Magasin du Monde en plein centre de Bruxelles.
Jeunesses Musicales Wallonie-Bruxelles
Je rejoins la Fédération des Jeunesses Musicales Wallonie- Bruxelles comme adjoint à la direction. J'accompagne les huit centres régionaux, participe aux projets annuels et au renouvellement de l'agrément jeunesse et coordonne notamment l'événement annuel de la fédération.
J'y développe également des documents stratégiques et réalise une pré-étude pour la mise en place d'une Charte verte.
En fin d'année, je débute également une activité de coaching auprès des étudiant·es de l'ESG ACT.
Mémoire de luttes
Je rédige un rapport et une étude prospective sur le commerce équitable Nord-Nord pour Fairtrade Belgium. Je poursuis parallèlement mes activités d'enseignement sur la transition, notamment à Lille et à Paris.
Je lance également l'exposition Mémoire de luttes pour célébrer les dix ans du mariage pour tous, en partenariat avec une dizaine d'organisations. Certaines de mes photos sont d'ailleurs publiées dans le livre de Dugudus.
Les activités de Conseil Équitable sont alors compensées carbone via Plant-C.
2022/2023 : des rapports mondiaux et locaux sur le commerce équitable
Co-écriture de la très grande étude mondiale sur les politiques publiques en faveur du commerce équitable pour le compte du Fair Trade Advocacy Office ainsi que pour Fairtrade International.
Je rédige également un rapport et une étude prospective sur le commerce équitable Nord-Nord pour Fairtrade Belgium.
Young Fair Trade Advocates
Je deviens coordinateur de projet pour le Fair Trade Advocacy Office et co-crée le programme européen Young Fair Trade Advocates, soutenu par Erasmus+.
Le programme forme 146 jeunes Européen·nes aux enjeux du développement durable, du commerce équitable, du plaidoyer, des politiques publiques et des actions de sensibilisation.
J'encadre notamment un groupe de dix jeunes leaders lors d'un voyage d'étude et de recherche à Milan et organise de nombreuses actions locales d'éducation et de plaidoyer.
Je conçois également et anime des conférences de haut niveau avec des officiels, des expert·es, des universitaires et des représentants associatifs de plusieurs régions du monde. Je présente notamment une conférence lors du 16e sommet international du commerce équitable à Berlin.
Création de Conseil Équitable
Je crée Conseil Équitable, ma première véritable structure. Une activité multi-sectorielle spécialisée dans la transition sociale et écologique et les Droits Humains.
Conseil, formation, gestion de projet et enseignement : j'accompagne des organisations dans leurs transformations et développe notamment un catalogue de 50 solutions accessibles pour faciliter la mise en œuvre de la transition dans les entreprises et les ONG.
De Paris à Bruxelles
Alors que le journalisme m'attendait, je deviens assistant parlementaire européen et participe à la mise en place du cabinet de l'eurodéputée pour laquelle je travaille.
Je suis notamment la refonte d'Erasmus+, travaille avec le Parlement, la Commission et le Conseil, rédige des discours, assure des veilles, participe aux intergroupes parlementaires consacrés à la lutte contre le racisme et aux droits LGBTQI+, accueille des groupes de visiteurs et accompagne le travail quotidien de la députée.
Je m'installe à Bruxelles. L'expérience s'achève en septembre 2020 et je me lance alors à mon compte.
Affiner la plume
Je mets ma thèse entre parenthèses et me forme pendant un an au CFPJ Paris, Centre de formation et de perfectionnement des journalistes.
Je mène une enquête sur l'homophobie dans le football et effectue un stage au sein de l'agence AEF Info. J'affine ma plume et apprends à écrire autrement.
Une thèse sur l'histoire du commerce équitable
Je débute un contrat CIFRE, obtenu grâce à l'Association Nationale de la Recherche et de la Technologie, au sein de la Fédération Artisans du Monde.
Je poursuis mes recherches à l'Université Paris Diderot et au Conservatoire National des Arts et Métiers. Mon travail porte sur l'histoire originelle du commerce équitable et sur les transformations possibles du réseau de près de 200 boutiques associatives.
Je travaille sur l'origine du commerce équitable grâce aux travaux sur Josiah Warren de mon ami Thierry Gillyboeuf, traducteur et auteur, qui me dédiera d'ailleurs un jour un livre : Travail utile, fatigue inutile, une traduction de William Morris que je ne peux que vous recommander.
Daniel Beauchêne, ex-président d'Artisans du Monde, évoque aussi mon article sur Josiah Warren dans son livre paru en 2026, Les défis du commerce équitable.
Cette période est aussi celle de la fin d'Ekitinfo, une association que j'avais contribué à développer et à laquelle je reste profondément attaché.
Le Rhum « Oui à l'Égalité » et l'expo équitable
Je suis embauché par Sageco et m'installe à Paris. Je deviens également co-président d'Ekitinfo et poursuis le développement du concours Futur équitable, consacré aux produits équitables du futur.
Cette année-là, je développe surtout le projet du Rhum « Oui à l'Égalité », une bouteille de rhum bio et équitable conçue comme un produit militant en faveur du mariage pour tous, avec Ethiquable.
Je propose à l'artiste Dugudus d'en réaliser le graphisme. Les 500 bouteilles produites en édition limitée sont vendues, jusque sur les Champs-Élysées. Des milliers d'affiches et de stickers sont également financés et distribués lors des marches pour le mariage pour tous.
En parallèle, je mets sur pied une grande exposition photographique consacrée au commerce équitable : Un autre regard sur le commerce équitable.
Pour mener à bien mes projets, je travaille comme barman dans la mythique boîte de nuit « Le Tango ».
Je reprends aussi le football au Paris Foot Gay, et je commence à militer contre l'homophobie dans le football. Je dîne avec Guy Roux et je vais aux 80 ans de Michel Hidalgo, je rencontre Marinette Pichon, ancienne capitaine de l'équipe de France de football et digne représentante de la communauté LGBT.
J'écris sur minorités.org pendant cette année.
Dès mon retour du Pérou, j'ai mis sur pied une grande exposition photo sur le commerce équitable intitulée Un Autre Regard sur le commerce équitable. Celle-ci est financée par l'EM Strasbourg et réalisée en partenariat avec le Ministère des Affaires étrangères, la Région Auvergne-Rhône Alpes et de nombreux autres acteurs, Alter éco pour ne citer qu'eux.
Ekitinfo, Futur équitable et les premiers enseignements
Je prends la présidence d'Ekitinfo et développe le projet Futur équitable. Je cherche des partenaires, obtiens des financements, coordonne bénévoles et stagiaires et commence à enseigner à Clermont-Ferrand et à Paris, notamment à la Sorbonne.
Je donne également des conférences, dont une à l'Institut Saint-Gabriel qui m'emmène ensuite au Proche-Orient, en Palestine et en Israël, à la rencontre d'artisan·es du commerce équitable.
Je découvre Nazareth, Bethléem, Jérusalem et Ramallah. Je constate surtout la coopération entre acteurs équitables de part et d'autre du Jourdain et en tire une conviction qui m'accompagnera longtemps : le commerce équitable peut aussi être un outil de paix.
L'École de Management Strasbourg
Après le concours Passerelle, j'intègre l' EM Strasbourg et choisis l'option entrepreneuriat. Cette école singulière, née de la rencontre entre l'université et la Chambre de Commerce, m'offre une nouvelle porte d'entrée vers le monde de l'entreprise.
Je conçois notamment le business plan équitable d'une chaîne de cafés puis pars au Québec au sein de la coopérative textile équitable FibrEthik, pour laquelle je réalise plusieurs études, dont une sur l'importation de ballons équitables. Le football me poursuit déjà.
À mon retour du Québec, je fais une année de césure au sein de l'entreprise équitable Sageco, où je prends en charge le développement commercial. Je découvre mes premiers pas en entreprise et à Paris et participe à de grandes foires internationales, dont le SIAL.
En parallèle je commence d’écrire pour Ekitinfo, je porte aussi la campagne coton équitable en Alsace avec mon amie Julie. Nous obtenons un prix !
Après la disparition de ma Grand-Mère, je fais partie des membres fondateurs de l'association Mémoires de Femmes, fondée par Sylvie Scheibel. Nous nommons ainsi cette association en hommage à trois femmes importantes, dont ma Grand-Mère. Elle a pour objectif de créer et d'autonomiser des fermes à spiruline au Niger. Ma Grand-Mère est aussi la personne à qui je dois mon premier appareil photo reflex que je surnommerai très vite "les yeux de ma Grand-Mère".
Puis je pars un an au Pérou. J'y rencontre des producteurs de commerce équitable,j'apprends la photographie et l'espagnol et j'étudie à l'Université Ricardo Palma. Je valide en 2012 mon Master Grande École à l'EM Strasbourg, avec mention Bien, après avoir consacré mon mémoire à la communication et au commerce équitable.
Une licence, un coming-out et les premiers articles
J'obtiens mon diplôme de BTS avec mention Assez Bien et quitte Strasbourg après deux belles années, durant lesquelles je travaille également comme vendeur dans une boutique de souvenirs au pied de la cathédrale.
Je poursuis ma formation à Clermont-Ferrand avec une licence Échanges internationaux, où une spécialité consacrée au commerce équitable vient justement d'être créée. J'étais un peu en avance.
Cette année-là, je fais également mon coming-out, fonde mapausecafe.net et commence à écrire de nombreux articles.
Après l'Ouest, l'Orient
Je découvre la Chine, alors devenue l'atelier du monde et à l'approche des Jeux olympiques de Pékin. Loin des idées reçues, je découvre un pays déjà en avance sur certains aspects de l'Europe : trains à grande vitesse, écrans omniprésents et classe moyenne en plein essor.
Je découvre aussi une pollution massive. À mon arrivée à Shanghai, une pluie noire nous tombe littéralement dessus. Je passe trois à quatre mois à Nanjing pour un stage, avec mon ami Olivier.
Traverser l'Atlantique
Mon baccalauréat en poche, je pars à New York . Je découvre avec fascination la verticalité des buildings et l'immensité américaine. J'y rencontre mon amie Élisabeth.
La même année, je réalise un stage au Crédit Agricole Loire Haute-Loire, à deux pas du Chaudron.
Dans la foulée, je pars m'installer dans une nouvelle capitale européenne : Strasbourg. J'y étudie le commerce international au prestigieux lycée René Cassin. Le commerce équitable reste présent en arrière-plan.
« Un commerce qui pourrait changer le monde »
Au Lycée Albert Camus de Firminy, une professeure me parle pour la première fois d'un « commerce qui pourrait bien changer le monde, et a minima le nôtre » : le commerce équitable. Mes professeures de l'époque, Sandrine Excoffon et Pascale Ferigo ne se doutaient pas que quelques annnées plus tard je reviendrai pour remettre à la classe de la première, le prix du futur équitable !
Je rejoins dans la foulée Artisans du Monde à Saint-Étienne. Dès ma première visite, un Indien de passage dans la région entre dans la boutique. Je suis le seul à avoir quelques notions d'anglais, accompagné d'un terrible accent que je conserve encore aujourd'hui.
Je lui présente les principes de ce commerce idéaliste. Cette rencontre me donne envie d'étudier le commerce international et m'ouvre les portes de nouveaux mondes.
Le 11 septembre
Comme pour beaucoup de personnes, le 11 septembre vient briser une certaine innocence et percuter profondément ma vision du monde.
Cette date marque pour moi le début d'une toute autre histoire pour moi et d'une passion à venir pour New York.
Premiers frissons
Les Verts remontent en première division après une année folle. Le Chaudron, surnom du stade Geoffroy-Guichard, devient ma seconde maison.
La France devient championne du monde. Le jour de la finale, je suis projeté littéralement en l'air, sans bobo. Je commence alors à comprendre ce que le football peut apporter à la société.
« Il n'y a pas d'endroit dans le monde où l'homme est plus heureux que dans un stade de football. »
Cette citation est d'Albert Camus, le hasard fera que c'est aussi le nom du lycée où j'irai quelques années plus tard.
Premières fois au stade Geoffroy-Guichard et début d'une passion pour le football et les Verts.
Je rencontre un héros de l'équipe, le gardien Grégory Coupet, l'un des seuls joueurs à avoir osé venir après la terrible raclée subie la veille, alors que le club traverse une crise inédite et se retrouve au bord de la relégation en troisième division.
L'année d'après, je rencontre d'autres héros dont l'entraîneur Robert Nouzaret, un souvenir incroyable pour un gamin.
Un enfant des HLM
Je suis né à Firminy, dans la Loire, à quelques kilomètres de Saint-Étienne. J'aime me définir comme un enfant des HLM : mes parents ont grandi à Firminy Vert, un quartier imaginé par l'architecte Le Corbusier.
Mes premières années de vie se passent à la campagne, en Haute-Loire, où vivent encore mes parents.
Photo : Quartier de Firminy-Vert (un signe ?) : le stade, la Maison de la Culture du Corbusier, à gauche la tour et les unités d’habitation, dont celle du Tilleul où résidaient mes grands-parents.
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